La séparation des pouvoirs reste un principe fondamental
https://fr.wikipedia.org/wiki/S%C3%A9paration_des_pouvoirs
La séparation des pouvoirs législatif, exécutif, judiciaire est un principe fondamental des démocraties représentatives. Au contraire, les régimes despotiques et dictatoriaux pratiquent une concentration des pouvoirs. Ces pouvoirs sont influencés par des contre-pouvoirs (associatifs, syndicats professionnels, lobbies, presses, opinion publique, etc.). L'indépendance et la séparation de ces pouvoirs est un idéal délicat quand bien même la bonne volonté est à l'œuvre. Dans sa constitution les grandes lignes de la séparation des pouvoirs sont définies répartissant les fonctions ou missions de l'État, en confiant leur exercice exclusif à différents corps ou élus, spécifiant les règles de leurs indépendances, et les moyens de protection des pressions.
Certaines instances consultatives d'état, plus ou moins indépendantes, par exemple en France le Conseil d’État, le médiateur de la République, le Défenseur des droits, la Cour des comptes ou l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), ont aussi pour rôle de tempérer préventivement ou curativement, rechercher des solutions à des problèmes précis, donner de la hauteur aux dialogues entre parties, élaborer des quantifications, préparer des évolutions des règles. La séparation des pouvoirs ne concerne donc pas que l'État au sens strict, mais d'une manière générale tout organe chargé de trancher entre plusieurs parties, afin d'éviter les collusions et les conflits d'intérêts, et qui doit donc rechercher l'impartialité dans ses décisions
Traiter de la séparation des pouvoirs en tant que « concept moderne », alors que les pages qui précèdent l’ont tantôt envisagée comme un concept « dépassé », puis « renouvelé » tout en étant partiellement « erroné », peut paraître iconoclaste, comme s’il fallait « re-sacraliser » une théorie par trop démystifiée. Le fait même de revendiquer la modernité de la séparation des pouvoirs sous-entend qu’elle a été un concept passé de mode, ringard dirait-on trivialement, dont l’actualité serait aujourd’hui dévoilée grâce au contrôle de la loi.
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À l’évidence, le contrôle de la loi, quel qu’il soit, rencontre la problématique de la séparation des pouvoirs. On s’en tiendra toutefois ici au contrôle de nature juridictionnelle dès lors que la question du contrôle politique de la loi a déjà fait l’objet de nombreuses analyses, tant dans ce numéro de Pouvoirs qu’ailleurs. C’est donc essentiellement à la question de la confrontation du contrôle de la constitutionnalité des lois au concept de séparation des pouvoirs que seront consacrées les lignes qui vont suivre.
pas tout à fait exacte. Bien que la séparation des pouvoirs soit un principe important du constitutionnalisme moderne, son application pratique varie selon les systèmes politiques et n'est pas toujours stricte ou absolue. Voici quelques points clés à considérer :
La séparation des pouvoirs reste un principe fondamental de l'idée de Constitution dans de nombreux pays. Elle est souvent considérée comme une garantie de la protection des droits et libertés
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Cependant, dans la pratique, une séparation stricte et absolue des pouvoirs est rare. De nombreux systèmes constitutionnels modernes prévoient des interactions et des contrôles mutuels entre les différentes branches du gouvernement
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En France, par exemple, sous la Ve République, il n'y a pas de séparation stricte des pouvoirs. Les différentes instances (Parlement, Président, Gouvernement) partagent des compétences et ont des moyens d'interaction
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Certains constitutionnalistes remettent en question l'existence même d'une véritable "séparation des pouvoirs" dans la pratique, soulignant ses limites et insuffisances
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Des penseurs comme Benjamin Constant ont reconnu dès le XIXe siècle que la seule division des pouvoirs était insuffisante pour garantir un bon gouvernement
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Plutôt qu'une séparation stricte, de nombreux systèmes constitutionnels modernes mettent l'accent sur l'équilibre des pouvoirs et les mécanismes de contrôle et de contrepoids
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En conclusion, bien que la séparation des pouvoirs reste un principe constitutionnel important, son application n'est pas toujours stricte ou absolue. L'existence d'une Constitution ne dépend pas nécessairement d'une séparation effective et totale des pouvoirs, mais plutôt d'un équilibre et d'une répartition appropriée des pouvoirs selon le contexte politique et juridique de chaque pays
.https://www.conseil-constitutionnel.fr/la-constitution/la-separation-des-pouvoirsLa séparation des pouvoirs en France fait face à plusieurs défis importants :
Une séparation non stricte : Sous la Ve République, il n'y a pas de séparation stricte des pouvoirs. Les différentes instances (Parlement, Président, Gouvernement) partagent des compétences et ont des moyens d'interaction
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Un exécutif bicéphale : La France a un exécutif à deux têtes avec le Président et le Premier ministre, ce qui peut créer des tensions ou des confusions dans la répartition du pouvoir
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La prédominance présidentielle : Depuis l'instauration du quinquennat, le président nouvellement élu dispose systématiquement d'une majorité à l'Assemblée, renforçant son pouvoir au détriment de l'équilibre des pouvoirs
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Confusion des pouvoirs : En période normale, on assiste à une confusion des pouvoirs au profit du président de la République, malgré la consécration de la séparation des pouvoirs dans la Déclaration des droits de l'Homme et du Citoyen
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Interactions discrétionnaires : Les différentes instances de pouvoir ont des moyens d'interaction discrétionnaires et politiques, comme la dissolution de l'Assemblée par le Président ou l'utilisation de l'article 49-3
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Nominations croisées : Le Président et le Parlement nomment conjointement les membres de certaines institutions clés comme le Conseil supérieur de la magistrature et le Conseil constitutionnel, ce qui peut affecter l'indépendance de ces organes
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Influence des pouvoirs extérieurs : D'autres pouvoirs hors des institutions, comme le pouvoir économique, la mondialisation, et parfois la religion, peuvent influencer l'équilibre des pouvoirs traditionnels
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Le rôle croissant des médias et d'Internet : Considérés comme le "4ème pouvoir", les médias et Internet redistribuent les cartes en permettant à chacun de s'exprimer, ce qui peut influencer l'équilibre des pouvoirs traditionnels
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Ces défis soulignent la complexité de maintenir une séparation effective des pouvoirs dans le système politique français actuel, malgré l'importance de ce principe pour le fonctionnement démocratique.

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